Citations - Jerome Klapka Jerome

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Jerome Klapka Jerome (1859 - 1927), écrivain humoristique anglais.

Sommaire

Œuvres

Éloge de ma paresse

  • Ne pourrais-je pas admirer la tulipe éblouissante parce que j'aime aussi le chaste lis ? Ne me sera-t-il pas donné de poser mes lèvres sur la douce violette parce que le parfum de la rose royale m'enivre ?
    – Certainement non, dira la rose. Si elle vous plaît, laissez-moi en repos.
    – Si cette créature effrontée vous intéresse, soupirera le lis tremblant, vous n'êtes pas celui que je croyais. Adieu.
    – Allez retrouver votre violette, cette gamine, pleurera la tulipe en relevant sa tête fière. Vous allez bien ensemble.
    Et quand je reviens au lis, il me dit qu'il ne peut plus me croire. Il m'a vu avec les autres. Je ne suis qu'un coureur de filles. Il pleure.

L'Allemagne et moi

  • Je réfléchis un instant, consultai mon bloc et vis que la tante Emma devait arriver vendredi pour passer quelques jours chez nous. Si je la manquais, je risquais fort de ne pas la revoir de plusieurs années. Mon parti fut aussitôt pris : je décidai de partir.

Mes enfants et moi

  • Depuis des années, un de ses clients cherchait à vendre une villa dont il était propriétaire quand il vint à lire par hasard la description que l'agence en avait faite dans les journaux. Il fila tout droit chez lui, enleva l'écriteau, et vécut content dans sa maison jusqu'à la fin de sa vie.

Trois hommes dans un bateau

  • J'aime le travail : il me fascine. Je peux m'asseoir et passer des heures à le regarder.
  • Tel est, sur la Tamise, le seul moyen d'obtenir qu'une bouilloire consente à bouillir. Si elle voit que vous attendez sa bonne volonté avec impatience, elle s'abstiendra de chanter. Il vous faut vous éloigner et entamer votre repas, comme si vous n'alliez pas prendre le thé. Alors vous l'entendrez bientôt bouillir à gros bouillons, folle d'envie de se transformer en thé. C'est également une bonne méthode, si vous êtes très pressés, de vous dire les uns aux autres en parlant très haut, que vous n'avez pas besoin de thé et que vous n'allez pas en faire. Vous vous rapprochez de la bouilloire de façon qu'elle puisse vous entendre et vous lancez très haut : « Moi, je ne veux pas de thé. Et toi, Georges ? » A quoi Georges répond, de même : « Oh non, moi, je n'aime pas le thé. Prenons plutôt de la limonade. Le thé est trop indigeste. » A l'instant, la bouilloire déborde et éteint le réchaud.

Trois hommes en Allemagne

  • C'était un homme très méthodique.
    – Prenez une feuille de papier (il avait coutume en tout de commencer par le commencement). Inscrivez tout ce dont vous pourriez avoir besoin ; après cela révisez votre liste pour voir s'il n'y aurait pas moyen de biffer un objet inscrit. Vous êtes au lit : quel est votre habillement ? Très bien, inscrivez-le. Ajoutez-en un de rechange. Vous vous levez : que faites-vous ? Vous vous débarbouillez. Avec quoi vous lavez-vous ? Avec du savon. Ecrivez : savon. Et ainsi de suite. Pensez maintenant à vos vêtements. Commencez par les pieds. Que portez-vous aux pieds ? Bottines, souliers, chaussettes : inscrivez-les. Remontez jusqu'à la tête. Que vous faudra-t-il en dehors de l'habillement ? un peu de cognac ? Inscrivez-le. Un tire-bouchon ? Inscrivez-le. Inscrivez tout. Ainsi vous n'oublierez rien. C'est d'après ce plan-là qu'il procédait toujours. Une fois la liste achevée, il la parcourait soigneusement, ce qu'il recommandait également toujours, pour voir s'il n'avait rien oublié. Ensuite il la revoyait et biffait tout ce dont il était possible de se passer.
    Après quoi il égarait la liste.
  • En Allemagne la nature est arrivée à bien se conduire et à ne pas donner le mauvais exemple aux enfants. Un poète allemand, apercevant une chute d'eau, ne s'arrêterait pas, comme le fit Southey devant celles de Lodore, pour la décrire en des vers pleins d'allitérations – il s'empresserait d'avertir la police. et dès lors les minutes de la belle chute seraient comptées.
    – Voyons, voyons, pourquoi tout ce bruit ? dirait aux eaux la voix sévère de l'autorité, vous savez que nous ne pouvons pas tolérer cet état de choses, descendez doucement. Où croyez-vous donc être ?
    Et le conseil municipal pourvoirait ces eaux de tuyaux de zinc, de caniveaux de bois et d'un escalier en colimaçon et leur montrerait comment descendre raisonnablement, d'après l'idéal allemand. C'est un pays bien ordonné que l'Allemagne.

Attribuées

  • Il n'y a pas de bonheur parfait! dit l'homme quand sa belle-mère mourut et qu'on lui présenta la note des pompes funèbres.
  • Il est toujours mieux de dire la vérité - à moins bien sur que vous ne soyez un menteur exceptionnel.
  • Une banque, c'est un endroit où l'on vous prête un parapluie quand il fait beau et où l'on vous le reprend quand il pleut.
  • Nos grandes qualités nous éloignent les uns des autres ; ce sont nos sottises qui nous rapprochent.
  • Après avoir cherché sans trouver, il arrive qu'on trouve sans chercher.
  • Fait curieux : personne n'a jamais le mal de mer à terre.