Citations - Franz Kafka

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XXe siècle
Franz Kafka
Franz Kafka est un écrivain autrichien, de langue allemande. Son œuvre certainement la plus célèbre est La Métamorphose.
  • Sa biographie
  • Ses textes dans le domaine public

Franz Kafka (1883 - 1924)

Sommaire


Œuvres

Journal

  • Défilé patriotique... ces défilés sont l'un des plus répugnants phénomènes qui accompagnent accessoirement la guerre.
  • L'éternelle jeunesse est impossible : même s'il n'y avait aucun obstacle, l'observation de soi-même la rendrait impossible. 10 Avril 1992
  • Les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts.
  • Les questions qui ne se donnent pas de réponse elles-mêmes en naissant n'obtiennent jamais de réponse.
  • Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
  • Si les Français étaient allemands de par leur nature, c'est pour lors que les Allemands les admireraient.
  • Toute littérature est assaut contre la frontière.

Kafka m'a dit

  • Le capitalisme est un état du monde et un état de l'âme.

Préparatifs de noce à la campagne

  • C'est la vieille plaisanterie, nous tenons le monde et nous nous plaignons de ce qu'il nous tient.
  • Celui qui pourvoit uniquement à l'avenir est moins prévoyant que celui qui ne pourvoit qu'à l'instant, car il ne pourvoit même pas à l'instant, mais seulement à sa durée.
  • J'ai passé ma vie à me défendre de l'envie d'y mettre fin.
  • L'art vole autour de la vérité, mais avec la volonté bien arrêtée de ne pas se brûler.
  • L'oisiveté est le commencement de tous les vices, le couronnement de toutes les vertus.
  • La bête arrache le fouet au maître et se fouette elle-même pour devenir maître, et ne sait pas que ce n'est pas là qu'un fantasme produit par un nouveau noeud dans la lanière du maître.
  • La vie est une perpétuelle distraction qui ne vous laisse même pas prendre conscience de ce dont elle distrait.
  • Le Messie ne viendra que lorsqu'il ne sera plus nécessaire, il ne viendra qu'un jour après son arrivée, il ne viendra pas au dernier, mais au tout dernier jour.
  • Le premier animal domestique d'Adam après l'expulsion du Paradis fut le serpent.
  • Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu’il y a d’indestructible en soi et ne pas s’efforcer de l’atteindre.

Protecteurs

  • Tant que tu ne cesseras de monter, les marches ne cesseront pas ; sous tes pieds qui montent, elles se multiplieront à l'infini !

Correspondances

Lettre à Félice

  • Extérieurement nous allons paisiblement côte à côte, mais pendant ce temps-là l'air qui nous sépare est sillonné d'éclairs comme si quelqu'un le fendait continuellement à coup de sabre.

Lettre à Milena

  • Écrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route.
  • L'amour, c'est que tu sois pour moi le couteau avec lequel je fouille en moi.

Attribuées

  • Chaque révolution s'évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d'une nouvelle bureaucratie.
  • Croire au progrès ne signifie pas qu'un progrès ait déjà eu lieu.
  • Exprimons le désespoir de l'homme devant l'absurdité de l'existence.
  • Il n'existe que des contes de fées sanglants. Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur.
  • Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation.
  • J'écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu'au plus profond de l'obscurité.
  • L'art est, comme la prière, une main tendue dans l'obscurité, qui veut saisir une part de grâce pour se muer en une main qui donne.
  • La croissance de l'homme ne s'effectue pas de bas en haut, mais de l'intérieur vers l'extérieur.
  • La fréquentation des hommes induit à s'observer soi-même.
  • La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
  • La musique est une amplification de la vie sensible. La poésie, par contre, est une façon de maîtriser, de sublimer.
  • La véritable réalité est toujours irréaliste.
  • La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
  • Le bonheur supprime la vieillesse.
  • Le judaïsme n'est pas qu'une affaire de foi, c'est avant tout une affaire de pratique sociale.
  • Le nationalisme moderne est une réaction de défense contre l'emprise brutale de la civilisation.
  • Le niveau de la masse dépend de la conscience de l'individu.
  • Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
  • Le soir j'étais triste car j'avais mangé des anchois. Le matin le médecin me réconforta ; pourquoi être triste ? Après tout, j'ai mangé les anchois, les anchois ne m'ont pas mangé.
  • Les chaînes de l'humanité torturée sont en papiers de ministères.
  • Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
  • Mettez la compréhension active en lieu et place de l'irritation réactive et vous dominerez les choses.
  • On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
  • On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
  • On photographie les objets pour les chasser de son esprit.
  • Qu'est-ce que la richesse ? Il en est pour qui une vieille chemise est déjà une fortune. Un autre se trouve pauvre avec dix millions. Au fond, il ne s'agit que d'une situation.
  • Que voulez-vous, je suis un homme de loi. C'est pourquoi je ne peux me libérer du mal.