Citations - Françoise Giroud

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Françoise Giroud (1916 - 2003), femme de presse politique française.

Sommaire

Œuvres

Ce que je crois

  • Agir, c'est se protéger.
  • Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait.
  • Garçon ou fille, homme ou femme, il n'y a que des individus fiables ou non.
  • Je ne crois pas à l'importance de ce que je fais, mais je crois important de savoir ce que je fais.
  • Je ne crois pas que la justice règne jamais parce que l'injustice n'est pas dans les lois, elle est en chacun de nous.
  • L'amour devenu sans objet n'entretient aucun foyer de lumière.
  • Le désir n'a jamais fait la preuve de l'existence de l'objet du désir.
  • Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater. Celles qui naissent et se propagent par l'esprit sont insaisissables.
  • On ne donne pas la vie. On la transmet.

Chienne d’année

  • La féminité n'est pas une incompétence. Elle n'est pas non plus une compétence.
  • Le chômage est comme une marée noire qui recouvre l'herbe verte, là où elle a poussé.
  • Seules les bêtes font des petits sans les désirer.
  • Vieillir, c'est autre chose aussi. C'est se désintéresser.

Gais-z-et-contents

  • À 20 ans, un mois me paraissait long, aujourd'hui il s'évanouit à peine entamé. Il y a autant de temps qu'il y a d'âges.
  • Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser.
  • Il n'y a pas de guerre sans morts.
  • Les raisons du commerce sont toujours les plus fortes.
  • On ne retient pas la vie qui s'en va.
  • Quant aux bons souvenirs, ce sont des bijoux perdus.
  • Se souvenir, c'est s'écorcher.
  • Si le sida ne s'attrapait qu'à travers des seringues, il n'intéresserait personne.
  • Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.

Journal d'une parisienne

  • À travailler on s'ennuie moins qu'à s'amuser.
  • Bien vieillir, en littérature, c'est ce qu'il y a de plus difficile.
  • J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
  • L'indifférence est une infirmité de l'esprit et du cœur.
  • La jeunesse est courte. C'est la vie qui est longue...
  • On ne possède pas un chat, c'est lui qui vous possède.
  • Quels drôles de métiers que les métiers d'argent.
  • Un président n'a pas d'amis.

La comédie du pouvoir

  • Tout chef politique doit avoir l'instinct du tueur !

La rumeur du monde

  • C'est important, la musique... La seule chose qui fédère les jeunes gens. Une sorte d'espéranto.
  • C'est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant.
  • Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
  • Dieu que les Français aiment donc les règlements ! Ils en mettent partout, même là où ils n'ont rien à faire : dans la littérature.
  • Il y a toujours quelque chose de profondément émouvant dans la perfection, où qu'elle se loge.
  • La politique, c'est cela : avoir une vision et agir pour qu'elle se réalise.
  • Le foot, c'est la guerre sans morts.
  • Le monde n'a jamais été un océan de paix.
  • Les bêtes savent quand on est malade : elles fuient.
  • Les Bourses ne traduisent pas l'état des économies, mais la psychologie des investisseurs.
  • Les échecs ne sont pas le champ de l'intelligence, du talent, de l'imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.
  • Les footballeurs n'ont plus de nationalité. Ils n'ont que des clubs qui ont plus ou moins d'argent pour les acheter.
  • Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
  • On ne prend pas une nationalité comme on prend son parapluie.
  • Pourquoi certains arrivent-ils toujours en avance ? Parce qu'ils pensent : « On ne m'aime pas assez pour m'attendre. » Pourquoi d'autres arrivent-ils toujours en retard ? Parce qu'ils pensent : « On doit m'aimer assez pour m'attendre. »
  • Que cela plaise ou non, les Français n'aiment pas les étrangers. Les pauvres, bien sûr. Les riches, on les appelle des touristes.
  • Seuls les vivants respectables font des morts respectables.
  • Souvent, ceux qui sont au pouvoir se croient invulnérables.
  • Vivre sans téléphone portable, vous imaginez le supplice ?

Le silence des filles

  • C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...

Mon très cher amour

  • Connu ou pas, talentueux ou besogneux, un auteur est toujours un sac de nerfs.
  • Il y a des abîmes d'où personne ne peut vous sortir.
  • L'élégance est toujours noire.
  • Les femmes ne sont pas faites pour collectionner les hommes, ça les démoralise.
  • Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
  • Libre, c'est le mot que l'on emploie pour les hommes. Des femmes en rupture de mariage ou de liaison, on dit qu'elles sont seules.

On ne peut pas être heureux tout le temps

  • Rien n'est jamais joué si l'on se refuse à subir.

Si je mens

  • Les hommes ont superbement pratiqué cette séparation à laquelle ils tiennent tant, entre leur femme - devoir, maternité, angélisme, migraine et les femmes - plaisir, putains, enfer, mystère...

Média

L'Express

  • La situation la plus insupportable n'est pas le malheur subi, c'est le malheur imaginé.

La Croix

  • C'est parce que nous avons terriblement besoin de Dieu que nous l'inventons... 27 Septembre 1996

Le Monde

  • La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. 11 Mars 1983

Le Nouvel Observateur

  • La télévision n'est pas le reflet de ceux qui la font, mais de ceux qui la regardent. 6 Décembre 2001

Discours

  • Le discours, c'est ce qui distingue la personne humaine de l'animal et le démocrate de la brute. France Soir (25 octobre 1975)

Attribuées

  • Ce n'est pas la peine d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
  • La prostitution est un phénomène masculin.
  • Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu'on n'a pas remplacés.
  • Les hommes ont toujours eu beaucoup de courage pour supporter les malheurs des femmes.
  • On ne tire pas sur une ambulance.