Citations - François Mitterrand

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  • « Il existe dans notre pays une solide permanence du bonapartisme, où se rencontrent la vocation de la grandeur de la France, tradition monarchique, et la passion de l'unité nationale, tradition jacobine. » (Le Coup d'État permanent, IIe partie, chapitre 1)
  • « La jeunesse n'a pas toujours raison, mais la société qui l'ignore et la frappe a toujours tort. » (Mai 1968)
  • « Ceux qui ne sont pas pour la rupture, politique cela va sans le dire, mais aussi économique, ceux qui ne sont pas pour la rupture, et quelle qu'en soit la forme, ceux qui ne sont pas pour la rupture, ceux-là n'ont pas leur place au Parti socialiste. (Congrès d'Epinay, 1971)
  • « Ce qui a commencé ce soir est quelque chose qui ne s'arrétera pas de longtemps , et parce que vous représentez les forces du monde du travail, vous,les forces du monde de la jeunesse, votre victoire est inéluctable. (Château-Chinon, 1974)
  • « Les socialistes savent que la science n'est pas neutre. Ou bien la liberté y gagnera, ou bien ce seront les forces d'oppression. C'est là toute l'affaire. » (Ici et maintenant, chapitre V)
  • « Je reprends le refrain d'il y a sept ans : l'homme du passé. C'est dommage qu'entre-temps vous, vous soyez l'homme du passif. Cela gêne votre démonstration. » (Mai 1981, lors du débat face à Valéry Giscard d'Estaing, quelques jours avant le second tour de la présidentielle)
  • « En ce jour où je prend possession de la plus haute charge,je pense à ces millions et ces millions de femmes et d'hommes, ferment de notre peuple qui, deux siècles durant, dans la paix et la guerre, ont façonné l'Histoire de France, sans y avoir accès autrement que par de brèves et glorieuses fractures de notre société. C'est en leur nom d'abord que je parle, fidèle à l'enseignement de Jaurès, alors que, troisième étape d'un long cheminement, après le Front populaire et la Libération, la majorité politique des Français démocratiquement exprimée vient de s'identifier à sa majorité sociale. » (Discours du 21 mai 1981)
  • « En matière de droit international, la non-assistance aux peuples en danger n'est pas encore un délit. Mais c'est une faute morale et politique qui a déjà coûté trop de morts et trop de douleurs à trop de peuples abandonnés, où qu'ils se trouvent sur la carte, pour que nous acceptions à notre tour de la commettre. » (Discours de Cancùn, octobre 1981)
  • L'irréductible droit de vivre [appartient à Israël]. Il est aussi celui des peuples qui vous entourent et je pense bien entendu aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. [...] Pourquoi ai-je souhaité que les habitants arabes de Gaza disposent d'une patrie ? Parce qu'on ne peut demander à quiconque de renier son identité. [...] Il leur appartient [...] de décider eux-mêmes de leur sort à l'unique condition qu'ils s'inscrivent dans le respect du droit des autres. [...] Le dialogue suppose que chaque partie puisse aller jusqu'au bout de son droit, ce qui, pour les Palestiniens comme pour les autres, peut, le moment venu, signifier un État. » (Discours à la Knesset, en 1982)
  • « On ne corrige pas une loi mauvaise, on l'abroge. [...] La République a vécu longtemps et s'est défendue sans la loi Peyrefitte. » (en 1982, cité dans Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, tome 1, p. 219 de l'édition en format de poche)
  • « La lutte des classes est une réalité ; mais la société dirigeante réussit, par un renversement idéologique, à faire apparaître les classes dominées comme l'agresseur ». (Décembre 1987)
  • Dialogue avec Pierre Favier et Michel Martin-Roland en septembre 1995 (La Décennie Mitterrand, tome 4, p. 725 de l'édition en format de poche) :

— Justement, Chirac, vous en pensez quoi, aujourd'hui ?

— Au soir de son élection, j'ai dit à André Rousselet : « Il a fini par y arriver, mais ça va être pittoresque. » C'est vrai, c'est un homme tellement imprévisible. [...]